Le dutching, répartir ses mises sur plusieurs chevaux
Le dutching consiste à jouer plusieurs chevaux gagnants avec des mises calculées pour un même gain. Principe, calcul, limites en pari mutuel et cas d’usage.

Vous hésitez entre deux ou trois chevaux pour la victoire, et vous aimeriez gagner la même somme quel que soit celui qui l’emporte. C’est exactement ce que permet le dutching : répartir une mise totale entre plusieurs chevaux, proportionnellement à leurs chances, pour obtenir un gain à peu près identique dans chaque cas.
Le principe
Au lieu de miser la même somme sur chaque cheval, on mise plus sur le cheval le moins bien coté et moins sur le mieux coté. La mise de chaque cheval est inversement proportionnelle à sa cote.
Un exemple
Vous voulez jouer trois chevaux gagnants avec un budget total de 30 €. Leurs cotes sont 4, 6 et 10.
- Calculez l’inverse de chaque cote : 1/4 = 0,25 ; 1/6 = 0,167 ; 1/10 = 0,10. Total : 0,517.
- Répartissez la mise selon ces proportions : 30 x 0,25 / 0,517 = 14,50 € ; 30 x 0,167 / 0,517 = 9,70 € ; 30 x 0,10 / 0,517 = 5,80 €.
- Vérifiez le retour : 14,50 x 4 = 58 € ; 9,70 x 6 = 58,20 € ; 5,80 x 10 = 58 €.
Quel que soit le gagnant parmi les trois, vous récupérez environ 58 € pour 30 € misés.
Les limites en pari mutuel
En pari mutuel, les cotes bougent jusqu’au départ. Un dutching calculé à dix minutes de la course peut se révéler déséquilibré au rapport définitif : un des chevaux paiera moins que prévu, un autre plus. L’idée reste valable, mais le gain final ne sera pas exactement identique.
Il faut aussi tenir compte des mises minimum et des arrondis, qui rendent le dutching moins précis avec de petits budgets.
Quand l’utiliser
- Quand deux ou trois chevaux se détachent nettement et que le reste du peloton semble hors de course.
- Quand l’ensemble de vos chevaux est sous-estimé par le marché.
- Pour éviter de jouer un couplé quand vous êtes sûr du gagnant parmi un petit groupe, mais pas du deuxième.
Quand l’éviter
- Si la somme des inverses dépasse 1 : vous êtes sûr de perdre de l’argent même si un de vos chevaux gagne.
- Si vous ajoutez des chevaux par peur, jusqu’à couvrir la moitié du peloton.
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Les conseils publiés ici visent à mieux comprendre les courses. Aucun pari n’est gagnant à coup sûr : misez uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre.


