Bien débuter au turf

Débuter au turf, le guide pour bien démarrer

Vous voulez parier sur les courses sans jouer au hasard ? Les bases du turf, le choix du premier pari, le budget et la méthode pour progresser vite.

Publié le · 6 min de lecture · Par la rédaction de Turf.ovh

Un jeune homme découvre les courses avec un ami plus âgé qui lui montre le programme
Sommaire
  1. Le turf, c’est quoi exactement
  2. Le principe du pari mutuel
  3. Les paris pour commencer
  4. Lire une course en trois questions
  5. Le budget avant tout
  6. Où et comment jouer
  7. Progresser sans se décourager
  8. Questions fréquentes

La première fois qu’on ouvre un programme de courses, on a l’impression de lire un horaire de train écrit en code. Des numéros, des lettres, des noms de chevaux improbables, des chiffres entre parenthèses. Rassurez-vous : tout le monde est passé par là, y compris les turfistes qui jouent depuis trente ans et qui, aujourd’hui, lisent une course en dix minutes.

Ce guide pose les bases. Pas tout le savoir du monde, juste ce qu’il faut pour jouer vos premiers paris en comprenant ce que vous faites.

Le turf, c’est quoi exactement

Le mot vient de l’anglais et désigne à l’origine la pelouse des hippodromes. En France, il recouvre tout l’univers des courses de chevaux et des paris qui vont avec. On parle de turfiste pour désigner celui qui parie régulièrement, qu’il fréquente les champs de courses ou qu’il joue depuis son canapé.

Les courses françaises se divisent en deux grandes familles. Le trot, où les chevaux doivent garder une allure précise (le trot, justement) sous peine d’être disqualifiés, et le galop, qui regroupe les courses de plat et les courses d’obstacles. Ce n’est pas un détail : on ne lit pas une course de trot comme une course de plat, et beaucoup de parieurs finissent par se spécialiser dans l’une des deux.

Le principe du pari mutuel

En France, les paris hippiques fonctionnent selon le pari mutuel. Tous les joueurs qui misent sur un même type de pari mettent leur argent dans un pot commun. L’opérateur prélève une part pour les taxes, le financement de la filière et ses frais, puis le reste est partagé entre les gagnants.

Conséquence directe : vous ne jouez pas contre un bookmaker, vous jouez contre les autres parieurs. Si tout le monde mise sur le même favori et qu’il gagne, le gâteau est partagé entre beaucoup de monde et chaque part est petite. Si un cheval délaissé l’emporte, les rares joueurs qui l’avaient se partagent la cagnotte. C’est pour ça que la cote affichée avant la course n’est qu’une estimation : le rapport définitif n’est connu qu’une fois les guichets fermés.

Nous détaillons tout ça dans notre article sur le pari mutuel, mais retenez déjà l’idée : au turf, avoir raison quand tout le monde a raison ne rapporte presque rien.

Les paris pour commencer

Il existe une dizaine de paris différents. Pour débuter, inutile de tous les connaître. Trois suffisent largement.

Le simple gagnant : vous choisissez un cheval, il doit gagner. C’est le pari le plus pur, celui qui oblige à avoir une vraie opinion.

Le simple placé : votre cheval doit terminer dans les trois premiers (dans les deux premiers s’il y a entre quatre et sept partants). Il rapporte moins, mais il pardonne beaucoup. C’est souvent le meilleur pari pour apprendre, parce qu’il permet de vérifier si vos analyses tiennent la route sans exiger la perfection.

Le couplé : deux chevaux qui doivent terminer aux deux premières places (couplé gagnant) ou dans les trois premiers (couplé placé). C’est une bonne marche vers les paris plus ambitieux.

Le Tiercé, le Quarté+ et le Quinté+ sont tentants, avec leurs rapports parfois spectaculaires. Mais ils demandent de trouver trois, quatre ou cinq chevaux dans une course souvent très disputée. Pour un débutant, c’est une manière très efficace de perdre de l’argent en apprenant peu. Gardez-les pour plus tard, ou jouez-les pour le plaisir, avec une petite mise.

Lire une course en trois questions

Une analyse complète prend en compte des dizaines de critères. Pour démarrer, posez-vous simplement trois questions sur chaque cheval.

Est-il en forme ? Regardez sa musique, c’est-à-dire la suite de ses derniers résultats. Un cheval qui a terminé deux fois dans les trois premiers récemment arrive dans de meilleures dispositions qu’un cheval qui enchaîne les mauvaises places. Notre guide pour lire la musique vous apprend à la décoder en quelques minutes.

Les conditions lui conviennent-elles ? Distance, type de terrain, hippodrome : certains chevaux ont des préférences très marquées. Un cheval qui a gagné trois fois sur 2 700 mètres sera peut-être moins à l’aise sur 2 100 mètres.

Qui est avec lui ? Le jockey ou le driver, et l’entraîneur. Quand un très bon jockey monte un cheval pour la première fois, c’est rarement un hasard.

Ces trois questions ne font pas de vous un expert, mais elles éliminent déjà les chevaux qui n’ont rien à faire dans vos paris.

Le budget avant tout

C’est le conseil le moins excitant et le plus important. Décidez d’un montant que vous êtes prêt à consacrer au jeu sur un mois, un montant dont la perte ne changera rien à votre vie. Divisez-le par le nombre de courses que vous comptez jouer. Et tenez-vous-y.

Le turf est un jeu où l’on perd souvent, même quand on joue bien. Un très bon parieur au simple gagnant peut aligner dix ou quinze paris perdants d’affilée sans que sa méthode soit en cause. Si votre budget ne tient pas ce genre de série, ce n’est pas la méthode qui vous fera abandonner, c’est le portefeuille.

Où et comment jouer

Vous pouvez parier dans un point de vente agréé (souvent un café ou un bureau de tabac), directement sur un hippodrome, ou en ligne auprès d’un opérateur agréé par l’Autorité nationale des jeux. Dans tous les cas, il faut avoir au moins 18 ans.

Aller aux courses au moins une fois est une expérience que nous recommandons à tout débutant. Voir les chevaux de près, sentir l’ambiance d’un départ, comprendre physiquement ce qu’est une ligne droite de 500 mètres : ça change la façon de lire les programmes. Notre guide pour aller aux courses la première fois vous dit tout.

Progresser sans se décourager

Les turfistes qui progressent ont presque tous un point commun : ils notent leurs paris. La course, le pari, la mise, le résultat, et surtout la raison du choix. Au bout de quelques semaines, ce carnet devient une mine d’or. Vous découvrez que vous gagnez plus souvent au trot qu’au galop, ou que vos paris sur les grands favoris vous coûtent de l’argent. Ce sont des leçons qu’aucun livre ne vous donnera.

Ensuite, spécialisez-vous. Mieux vaut connaître parfaitement les courses de trot de la région parisienne que survoler toutes les réunions de France. Les meilleurs parieurs ont un terrain de jeu, et ils y reviennent sans cesse.

Questions fréquentes

Combien faut-il miser pour commencer ?

Le montant importe moins que la régularité. Une mise de base de quelques euros par course suffit pour apprendre. L’essentiel est de fixer un budget mensuel et de le respecter, quelle que soit la tournure des événements.

Peut-on vraiment gagner de l’argent au turf ?

Une petite minorité de parieurs est gagnante sur la durée, au prix d’un gros travail et d’une grande discipline. Pour la plupart des joueurs, le turf reste un loisir qui coûte de l’argent. Le but raisonnable est de perdre moins, de prendre du plaisir et, les bonnes semaines, d’encaisser de beaux rapports.

Quel est le pari le plus facile à gagner ?

Le simple placé sur un cheval bien placé dans les cotes est le pari qui passe le plus souvent. Il rapporte peu, mais c’est le meilleur pour apprendre à analyser une course.

Les conseils publiés ici visent à mieux comprendre les courses. Aucun pari n’est gagnant à coup sûr : misez uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre.