Stratégies et méthodes de jeu

Jouer les favoris, bonne ou mauvaise idée ?

Les favoris gagnent souvent mais paient peu. Taux de réussite, rentabilité, favoris solides et favoris fragiles : ce qu’il faut savoir avant de jouer la logique.

Publié le · 2 min de lecture · Par la rédaction de Turf.ovh

Un cheval favori entouré de photographes au rond des vainqueurs
Sommaire
  1. Les favoris gagnent souvent, mais pas si souvent
  2. Le problème de la rentabilité
  3. Favoris solides et favoris fragiles
  4. Comment utiliser les favoris intelligemment
  5. Le piège de la montante sur favoris
  6. En résumé

Jouer le favori, c’est jouer la logique. C’est rassurant, et ça passe souvent. Mais au turf, ce qui passe souvent n’est pas forcément ce qui rapporte. Le favori est un cas d’école pour comprendre la différence entre avoir raison et gagner de l’argent.

Les favoris gagnent souvent, mais pas si souvent

Selon le type de course et le nombre de partants, le favori gagne en gros entre une course sur quatre et une course sur trois, un peu plus dans les petits pelotons, un peu moins dans les grands handicaps. Autrement dit, même le cheval le plus attendu perd la majorité du temps.

Le problème de la rentabilité

Un favori coté 2,5 doit gagner plus de 40 % du temps pour être rentable. Un favori coté 3 doit gagner plus d’une fois sur trois. Or, la cote d’un favori intègre déjà sa popularité, et le prélèvement de l’opérateur. Sur la durée, jouer tous les favoris en simple gagnant fait perdre de l’argent, à peu près au rythme du prélèvement. C’est le résultat logique : le marché est assez efficace sur les favoris, et on paie la marge sans avoir d’avantage.

Favoris solides et favoris fragiles

Tous les favoris ne se valent pas. C’est là que l’analyse reprend ses droits.

Le favori solide : en forme, régulier, dans ses conditions de prédilection, face à une opposition qu’il a déjà dominée. Sa cote basse est justifiée, parfois même trop généreuse.

Le favori fragile : favori par défaut dans une course faible, ou favori par réputation alors que des doutes existent (rentrée, distance nouvelle, terrain incertain, changement d’entourage). Sa cote basse est un piège, et c’est contre lui que se trouvent souvent les meilleures opportunités. Voir jouer contre le favori.

Comment utiliser les favoris intelligemment

  • Comme base de paris combinés, quand le favori est solide : il donne une structure fiable à un couplé, un Trio ou un Quarté+.
  • En simple gagnant, uniquement si vous estimez ses chances nettement supérieures à ce que dit la cote, ce qui arrive parfois avec les favoris solides dans les petits pelotons.
  • Jamais en simple placé à très faible cote comme méthode systématique : le rapport est trop faible pour absorber les échecs.

Le piège de la montante sur favoris

« Je joue le favori placé et je double après chaque perte » : c’est une martingale, et elle finit mal. Nous expliquons pourquoi en détail dans les martingales au turf.

En résumé

Le favori n’est ni un ennemi ni un ami. C’est une information : il dit ce que pense la majorité. Votre travail consiste à décider si la majorité a raison, et surtout si elle a raison au prix proposé.

Les conseils publiés ici visent à mieux comprendre les courses. Aucun pari n’est gagnant à coup sûr : misez uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre.