Stratégies et méthodes de jeu

Jouer les outsiders sans se ruiner

Comment repérer un outsider qui a une vraie chance, quels profils privilégier, sur quels paris le jouer et comment gérer les longues séries sans gain.

Publié le · 3 min de lecture · Par la rédaction de Turf.ovh

Un cheval en dehors du peloton remonte tout le monde à l'extérieur dans la ligne droite
Sommaire
  1. Qu’est-ce qu’un outsider
  2. Pourquoi certains outsiders sont sous-estimés
  3. Les outsiders à éviter
  4. Sur quels paris les jouer
  5. Gérer les séries sans gain
  6. La règle d’or

Tout turfiste a un souvenir d’outsider. Ce cheval à 25 que personne ne regardait, qui surgit à l’extérieur dans les deux cents derniers mètres. Ces souvenirs sont précieux, mais ils trompent : pour un outsider qui passe, il y en a vingt qui finissent loin. Jouer les outsiders peut être rentable, à condition de le faire avec méthode.

Qu’est-ce qu’un outsider

Un outsider est un cheval qui n’est pas attendu par le marché, généralement au-delà d’une cote de 10. Ce n’est pas forcément un mauvais cheval : c’est un cheval dont les chances sont jugées faibles. Toute la question est de savoir si ce jugement est juste.

Pourquoi certains outsiders sont sous-estimés

Le marché du pari mutuel réagit surtout aux informations visibles : la dernière course, la réputation du jockey, la presse. Il intègre moins bien les informations qui demandent un effort :

  • un changement de conditions : retour sur la distance préférée, terrain qui convient enfin, piste où le cheval a déjà brillé ;
  • un changement d’équipement : premiers œillères, premier déferrage au trot ;
  • une course précédente trompeuse : cheval gêné, mal parti, enfermé, qui a fini fort sans pouvoir s’exprimer ;
  • une baisse de catégorie : cheval qui sort de courses de meilleur niveau ;
  • une rentrée préparée : cheval qui court habituellement bien frais.

Ces outsiders-là ne sont pas des tocards. Ce sont des chevaux dont le dossier contient une raison précise de mieux faire aujourd’hui.

Les outsiders à éviter

À l’inverse, certains outsiders sont outsiders pour de bonnes raisons :

  • les chevaux en méforme durable, sans changement notable ;
  • les chevaux qui montent nettement de catégorie ;
  • les chevaux qui n’ont jamais montré de capacité sur la distance ou le terrain du jour.

Les jouer parce que leur cote est élevée n’a pas de sens. Une grosse cote n’est pas une valeur en soi.

Sur quels paris les jouer

En simple gagnant, si vous voyez le cheval capable de gagner et que la cote est généreuse. C’est la façon la plus directe d’exploiter un outsider.

En simple placé, si le cheval a un profil de régularité mais peu de capacité à gagner. Un outsider placé paie souvent bien.

En couplé placé ou en Trio avec une base solide, pour démultiplier l’intérêt d’un outsider sans dépendre uniquement de lui.

En 2sur4, dans les grands pelotons, associé à un cheval régulier.

Gérer les séries sans gain

Jouer les outsiders, c’est accepter de perdre souvent. Avec des chevaux cotés 15 en moyenne, gagner une fois sur dix peut déjà être rentable. Mais cela signifie des séries de quinze, vingt, voire trente paris sans gain. Il faut une mise stable, une bankroll suffisante et beaucoup de patience. Notre simulateur de séries perdantes aide à s’y préparer.

La règle d’or

Ne jouez un outsider que si vous pouvez formuler, en une phrase, la raison précise pour laquelle il peut faire mieux que ce que pense le marché. « Il est à 30, ça peut payer » n’est pas une raison. « Il retrouve la distance de ses deux victoires, sur un terrain souple qu’il adore, après une course où il a été enfermé » en est une.

Les conseils publiés ici visent à mieux comprendre les courses. Aucun pari n’est gagnant à coup sûr : misez uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre.