Stratégies et méthodes de jeu

Choisir les bonnes courses à jouer, et passer les autres

Pourquoi jouer moins de courses fait gagner plus, comment repérer les courses lisibles, lesquelles fuir et comment construire son programme de la journée.

Publié le · 2 min de lecture · Par la rédaction de Turf.ovh

Un homme raye des courses sur un programme avec un stylo
Sommaire
  1. Pourquoi jouer moins
  2. Les courses à privilégier
  3. Les courses à éviter
  4. Construire son programme
  5. Le cas du Quinté+
  6. Le bénéfice sur la durée

Le parieur qui joue toutes les courses ressemble au pêcheur qui lance sa ligne dans chaque flaque. Il s’occupe beaucoup et attrape peu. Le choix des courses est sans doute la compétence la plus sous-estimée du turf, et celle qui fait le plus vite progresser un joueur.

Pourquoi jouer moins

Chaque pari supporte le prélèvement de l’opérateur. Sur une course que vous n’avez pas vraiment comprise, votre avantage est nul, et le prélèvement fait de ce pari une perte attendue. En multipliant les courses jouées au hasard, vous multipliez simplement ces pertes. À l’inverse, concentrer vos mises sur les courses que vous lisez bien augmente la part de paris où vous avez un vrai avantage.

Il y a aussi un effet sur la qualité de l’analyse. On ne peut pas analyser sérieusement quinze courses par jour. On peut en analyser trois.

Les courses à privilégier

Les courses de votre spécialité. Discipline, type de course, hippodrome : là où vous connaissez les chevaux et les entourages, vous voyez ce que les autres ne voient pas.

Les courses avec des chevaux connus. Des chevaux qui ont déjà couru plusieurs fois, dont on peut lire la forme et les aptitudes. Les courses de chevaux inédits ou très peu expérimentés sont beaucoup plus aléatoires.

Les courses où un écart apparaît. Un cheval qui vous semble nettement sous-estimé, ou un favori que vous trouvez fragile. Sans écart entre votre avis et le marché, il n’y a pas de valeur à jouer.

Les pelotons de taille moyenne. Entre huit et douze partants, les courses sont souvent plus lisibles que les grands handicaps de vingt chevaux.

Les courses à éviter

  • Les courses de deux ans en début de saison, où beaucoup de chevaux débutent.
  • Les handicaps très ouverts, sauf si vous êtes spécialiste du genre.
  • Les courses sur terrain très lourd ou changeant, quand vous n’avez pas d’information sur les aptitudes.
  • Les courses étrangères que vous ne connaissez pas, jouées « parce qu’il n’y a rien d’autre ».
  • Les courses de fin de journée jouées pour se refaire.

Construire son programme

Un bon rituel consiste à parcourir le programme du jour le matin, en dix minutes, avec une seule question pour chaque course : « Est-ce que je peux avoir un avis éclairé sur celle-ci ? » Gardez deux à quatre courses, pas plus. Analysez-les sérieusement. Ignorez les autres, même quand elles passent à la télévision.

Le cas du Quinté+

La course du Quinté+ a un statut particulier : on a envie de la jouer chaque jour. Pourtant, elle est souvent l’une des plus difficiles de la journée. Appliquez-lui la même règle qu’aux autres : si elle ne vous inspire pas, laissez-la passer ou jouez-la très petit pour le plaisir.

Le bénéfice sur la durée

Les joueurs qui adoptent cette discipline constatent généralement deux choses : leurs pertes diminuent nettement, et leur plaisir augmente. On vit mieux trois courses bien préparées que quinze jouées à la hâte. Et le jour où l’une d’elles produit le rapport espéré, on sait exactement pourquoi.

Les conseils publiés ici visent à mieux comprendre les courses. Aucun pari n’est gagnant à coup sûr : misez uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre.